Section PS de Balma
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Le projet Bouygues : Un permis de construire délivré par le maire, attaqué par l’État

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Projet Bouygues

Avec 115 logements seulement, le Préfet a considéré que ce projet approuvé par le maire de Balma contribuait à l’étalement urbain et n’assumait pas ses responsabilités vis à vis des collectivités. En effet, avec un bus toutes les 5 mn en moyenne pour aller au métro, un document d’orientation élaboré par 128 communes recommande sur ce site un projet d’environ 220 logements.

Ce projet est un projet qui se développe sur 2,5 ha. Il est situé à proximité immédiate d’une part de la ligne de bus en site propre où passe les lignes 77 et 83 et d’autre part de la ligne 72. Les habitants pourront ainsi profiter d’un bus toutes les 5 minutes, en moyenne, pour les emmener au métro. C’est une situation tout à fait exceptionnelle qui doit inciter à construire de façon efficace pour rentabiliser l’investissement collectif très important qu’est la construction d’une ligne de bus en site propre et le fonctionnement des bus.

Dans ce contexte, un schéma d’orientation élaboré conjointement par l’État et les 128 communes de la grande Métropole toulousaine dont Balma, dit son souhait de voir construit sur ce terrain un projet avec environ 220 logements. Ce n’est pas une obligation mais une « recommandation », un élément à prendre en compte.

Le maire, lui,  a signé un permis de construire pour un projet avec seulement 115 logements.  L’État a jugé que le maire de Balma n’assumait pas suffisamment ses responsabilités vis à vis de la collectivité. C’est pourquoi, il a attaqué ce permis de construire.

Si le maire considérait que la ville n’était pas prête à absorber un tel projet, c’était son droit. Il devait alors le repousser à plus tard plutôt que de permettre ce gaspillage de l’espace contre lequel luttent depuis des années tous les gouvernements, qu’ils soient de droite ou de gauche !

 Remarque : l’équipe précédente n’avait pas voulu traiter ce projet à l’époque, le jugeant prématuré. Le promoteur et le propriétaire avaient néanmoins souhaité y travailler de leur côté sur la base de 165 logements constituant un projet qu’ils avaient jugé acceptable pour la ville et pour l’État.

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